Biographie

Né en 1985, Jean-Baptiste Besançon est un artiste plasticien qui vit et travaille à Bordeaux. Authentique autodidacte, Jean-Baptiste peint depuis l’adolescence, expérimentant différentes techniques et surfaces, avant d’entamer lors de son retour à Bordeaux, une série de peintures sur toiles en cohérence et en résonnance entre-elles.
Jean-Baptiste Besançon a déjà réalisé plusieurs expositions dans la région bordelaise, notamment au Marché de Lerme, à la Galerie Mably, à la Galerie Nova Art Sud et pour des propriétés viticoles. Il participa également à l’édition 2016 de Bordeaux Fête le Vin en collaboration avec l’Institut Culturel Bernard Magrez, pour la réalisation d’un cube artistique dans le Jardin des Arts.
Remarqué pour sa peinture abstraite mêlant technicité et liberté, Jean-Baptiste propose un travail délicat et subtil où se confrontent le geste et le support, l’espace et le temps, le hasard et la réflexion : « Ma peinture est un espace de questionnement et de méditation où les sens qu’on lui prête peuvent venir se faire et se défaire. »

Jean-Baptiste trouve son identité artistique dans la peinture abstraite. Le refus de la représentation du monde visible, pour laisser place à la nature d’une pulsion, d’un mouvement, d’un flux. Fasciné par les artistes de renommée internationale tels que Jackson Pollock et Pierre Soulages, Jean-Baptiste puise son inspiration dans l’énergie créatrice de ces artistes, maitres oscillant entre contrôle et liberté totale. Dans ce désordre fiévreux et physique que peut être l’expressionnisme abstrait tel qu’on le connait, la peinture de Jean-Baptiste ne trouve pas uniquement son équilibre dans la spontanéité et le hasard, mais bien dans une réflexion sur la matière et une certaine maitrise des formes.
Travaillant à l’horizontale, l’artiste mêle aplats de couleurs au pinceau, à la spatule, à l’éponge ; ou comme dans ses dernières séries composées partiellement en monotype (procédé de transfert unique). La peinture vit sur la toile de lin. Brossée, grattée, coulée, diluée, projetée, transférée, lissée, la peinture laisse indéniablement son empreinte.
De sa performance, l’intensité de la toile se révèle quand celle-ci quitte le sol pour prendre sa dimension et son sens à la verticale, laissant alors deviner la matière, les nuances et la transparence des courbes peintes.

Selon Léon Degand (Critique d’art majeur de son temps qui a su replacer l’art abstrait - art décrié dans le grand courant intemporel de l'art) ; « La peinture est un art de penser, de s’exprimer, de s’émouvoir à la faveur d’un jeu de lignes, de formes et de couleurs, que l’on soit créateur ou spectateur, et que ces lignes, ces formes et ces couleurs soient ou non en rapport avec une représentation du monde extérieur. La peinture abstraite a donc sa pleine existence ». La peinture abstraite n’impose pas une manière de regarder, ce sont des images autonomes : « Mes toiles sont des morceaux d’images subjectives ».

La peinture de Jean-Baptiste répond à cette réflexion. Les courbes, les couleurs, les nuances et la matière apposée sur la toile sont délicates et parlent d’elles-mêmes. Travaillant à créer un monde pictural qui permet parfois par simple capture, par composition, l’incompréhensible, l’infini du temps et de l’espace, Jean-Baptiste propose des toiles poétiques, émotionnellement fortes qui s’imposent par leurs styles singuliers.
L’œuvre vit également du regard que le spectateur lui portera. La peinture de l’artiste ne se limite donc pas à ce qu’elle est, ni à celui qui l’a produite, mais elle est faite aussi de celui qui la regarde. C’est un partage. Comme le disait Pierre Soulages : « Le spectateur est le libre et nécessaire interprète de ma peinture. »
L’œuvre de Jean-Baptiste est vibrante, puissante et honnête. Allant à l’essentiel, ce jeune artiste bordelais est dans une recherche constante d’un équilibre pictural et d’une confrontation avec soi-même. Il peint ce qu’il est et communique la poésie qui est en lui. Unissant le trait et la couleur, il allie avec force et délicatesse, des teintes harmonieuses au service de l’observateur.
À travers l’utilisation de ces couleurs, les émotions se déploient dans un combat passionné et lumineux.


(texte de Audrey Bernaud)